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survivaliste

Qui suis-je ?

Hello !

Moi c’est Thomas, ou Tom, j’ai 32 ans, et je suis un mordu de survivalisme.

À la base, quand on prononce ce mot, les gens imaginent toujours des illuminés qui s’entrainent à survivre en cas de situation digne de The Walking Dead. Pour ma part, je me considère plus comme un néo-survivaliste. Ma vision de cette pratique est plutôt issue d’un profond amour pour la nature que par une crainte d’une attaque de zombies.

En plus, le survivalisme moderne est plus écologique, puisqu’on parle d’autonomie alimentaire et énergétique, mais aussi de développement durable. L’idée centrale est d’ailleurs d’apprendre à savoir se débrouiller en dehors du système capitalisme et de la surconsommation. Au final, on ne se prépare pas à l’apocalypse, mais on essaie plutôt de l’éviter, puisqu’on participe activement à réduire notre empreinte écologique.

Le survivalisme, c’est quoi en fait ?

survie materiel

Le survivalisme pur et dur, celui que l’on a tous en tête, c’est le fait de se préparer à une catastrophe locale ou globale. Les survivalistes traditionnels se préparent, en fait, à la possibilité d’un événement apocalyptique, ou tout simplement à l’effondrement de la société. Pour eux, s’ils apprennent en amont à se débrouiller seuls en forêt ou en montagne, ils ne craindront pas la mort si un tel cataclysme se produit.

On a d’ailleurs beaucoup entendu parler du mouvement, de manière très péjorative, en 2012, quand on s’attendait à ce que notre monde disparaisse. Les Mayas avaient en effet prévu que la Terre allait s’arrêter en décembre 2012, et de très nombreux survivalistes à travers le monde ont donc fait la une des médias, puisqu’ils se préparaient justement à ce genre de problème. Malheureusement, ils étaient souvent présentés comme de véritables illuminés, et moqués par la majorité de la population.

Cependant, on ne peut pas se mentir. Le survivalisme est bel et bien le fait d’être préparé à des évènements comme la pseudo fin du monde programmée de 2012. Mais la vision que l’on a de cette pratique, elle, dépend uniquement de nos croyances et de nos convictions.

Un objectif plus écologique

survie en foret

Le néo-survivalisme, qui, je pense, se rapproche le plus de mes convictions, est donc axé sur un retour à la nature. Que l’on soit profondément écolo ou non, cette pratique tend à se détacher des problèmes environnementaux que cause notre société. Le but est d’apprendre à être autonome de manière alimentaire, énergétique et financière. On ne dépend donc plus de la société en tant que telle, mais on apprend à survivre sans elle. Et cela n’est effectivement pas seulement le dogme des néo-survivalistes, puisque de plus en plus de personnes se tournent vers une consommation plus responsable et plus autonome. Constituer son propre potager, bâtir un puits, récolter l’eau de pluie, stocker ses récoltes, pêcher, ne plus consommer d’aliments transformés, etc.

Le néo-survivalisme participe donc activement à réduire notre empreinte écologique sur notre environnement. Et l’objectif est aussi d’apprendre à ne consommer que ce dont nous avons besoin. On est donc dans une relation plus équilibrée avec la nature, puisque l’on abuse plus de ses ressources, et que l’on agit d’une manière plus écoresponsable. Avec l’urgence climatique actuelle, je pense qu’apprendre à devenir plus autonome, ne serait-ce qu’au niveau alimentaire, est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à notre planète.

Des dangers pourtant bien réels

foret neige survie

Pour résumer, je ne me passionne pas de survivalisme pour me préparer à ce que la Terre s’effondre ou que d’énormes cataclysmes se produisent. Et je ne pense pas non plus devoir bientôt affronter des morts-vivants, tout juste sortis d’un obscur laboratoire dans une ville au nom de procyonidé. Par contre, je crois que le survivalisme peut être très utile dans des situations beaucoup plus communes et cohérentes.

Pour l’anecdote, mes parents ont longtemps vécu au Québec, et en janvier 1998, ils ont vécu ce qu’on appelle « La Crise du Verglas ». En quelques heures, plus de 10 cm de pluie verglaçante se sont abattus sur cette immense province canadienne. La pluie verglaçante, si vous ne connaissez pas, c’est une pluie en surfusion qui gèle dès qu’elle entre en contact avec un objet. On parle donc de toute une région plongée dans le noir, paralysée par le verglas, 3000 km de lignes électriques qui s’effondrent, plus de lignes téléphoniques, plus de 200 000 personnes évacuées, etc., etc.

Comme vous sous en doutez, il fait froid au Québec, et si cette catastrophe était inédite… Elle ne sera sûrement pas unique. Et il est clair que chaque région du monde peut être sujette à de telles situations extrêmes. À mon sens, un survivaliste n’aurait pas pu empêcher le verglas de paralyser la région, mais il aurait quand même pu mieux se débrouiller que la majorité des habitants. En plus, en partageant ses connaissances, il aurait pu contribuer à ce que son entourage puisse aussi mieux faire face à la situation. Et je pense que c’est cela aussi qui est nécessaire dans la pratique survivaliste. Il ne sert à rien d’imaginer des situations issues d’œuvres de science-fiction, mais plutôt d’être conscient que les catastrophes naturelles peuvent survenir à tout moment, où que l’on soit.

Du coup, comme vous l’aurez compris, ma vision du survivalisme, c’est avant tout se rapprocher de notre nature, et apprendre à la respecter. Mais c’est aussi d’être capable de se débrouiller dans des situations délicates et pouvoir être prêt à les affronter en tout temps.

Ma devise ? Craft, Reach, Prep, and go to the Forest !